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Notre cœur est un symbole. Symbole d’amour, d’ouverture, centre des sentiments et des émotions. Il est au cœur de la vie qu’il propulse à chaque seconde : le sang au coeur de la Vie.

Dans notre corps, il n’y a qu’un seul organe sans lequel nous ne pouvons vivre. On peut vivre sans estomac, on peut se faire retirer un rein ou un poumon, on peut se débrouiller avec un foie détérioré, vivre normalement sans utérus ni vésicule biliaire. Le corps trouve toujours comment compenser pour rester en vie. Mais quand le cœur défaille, c’en est fini de tout. Lui, on n’en a qu’un seul exemplaire, il est impossible de faire sans.

Le coeur, centre énergétique des sentiments et émotions

Physiologiquement, le cœur est une pompe. Une vulgaire et simple pompe, qui permet à notre sang de circuler convenablement pour venir irriguer chaque cellule et lui apporter tout ce dont elle a besoin pour fonctionner convenablement. Si nous nous intéressons seulement à ce qui se passe d’un point de vue mécanique, l’histoire s’arrête là.

Pourtant, dans notre langage commun, le cœur est une métaphore que nous utilisons pour traduire un immense panel de sentiments et de qualités. On a mal au cœur, on a le cœur brisé, le cœur qui bat la chamade, le cœur léger, un cœur en or, le cœur-joie…

Il est l’organe associé à l’Amour, et si nous y prêtons vraiment attention, nous sommes capables de le ressentir physiquement. Que se passe-t-il, dans la zone de mon cœur, quand j’apprends une mauvaise nouvelle ? Quand je suis triste ? Quand j’explose de joie ?

Apprendre à écouter son coeur

La cage thoracique s’ouvre ou se ferme, les tissus deviennent plus ou moins durs. Nous pouvons ressentir comme une violente anesthésie, ou au contraire, une immense ouverture, comme une boule d’or qui propulse l’amour tout autour d’elle. C’est Anahata, le chakra du cœur et son énergie, que nous ressentons alors. En vibration directe avec ce que nous expérimentons émotionnellement.

Notre cœur nous parle, au même titre que le reste de notre corps. Grâce à nos sensations physiques, nous pouvons deviner ce qui se trame dans les profondeurs de notre être. Si nous refusons d’accepter que nous sommes blessée, le cœur lui, ne mentira pas. Nous perdrons subitement en souplesse dans la cage thoracique, par exemple.

Exercice :

Pour apprendre à écouter ce qui se passe dans notre coeur, nous pouvons prendre cinq minutes et nous asseoir au calme. Le dos droit, les yeux fermés, nous allons légèrement pencher le menton vers le sternum. En position d’introspection et d’écoute.

Ensuite, nous nous posons la question : “Comment je me sens dans mon coeur aujourd’hui ?” Laissons venir les réponses. Il peut s’agir d’une image furtive, d’un mot, d’une couleur…

Si rien ne vient, plutôt que de mentaliser, nous allons passer par les sensations corporelles. Nos sensations ne mentent jamais. “Comment je sens la zone de mon coeur ?” Est-ce fluide, spacieux, léger, ouvert ? Que se passe-t-il si je mets la main sur mon cœur, comme pour lui dire “je suis là, en compassion avec toi” ? Des émotions surgissent-elles ?

Il n’est pas important de tout de suite savoir de quoi il s’agit. Quelle histoire, quelle blessure, quel amour. Ça, c’est le mental. Le corps n’en a pas besoin. Il suffit de ressentir, de laisser venir, de lâcher-prise. “OK, je ne sais pas ce qui m’arrive, mais je suis entrain de guérir.” Se manifeste ce qui a besoin de se manifester. Le travail le plus puissant, c’est celui d’être à l’écoute. Juste, écouter.

Le sang au coeur de la Vie

La chaleur de la circulation du sang, expression de la Vie

Symboliquement, le sang évoque le rouge de la passion, la vie qui circule en nous. C’est la circulation du sang qui nous permet de sentir que nous sommes vivante. Notre corps est chaud grâce à cette circulation continue, qui donne à notre peau une teinte chaleureuse, signe de bonne santé.

Lorsque nous perdons notre sang suite à une blessure, c’est une partie de l’essence de la Vie – matérialisée dans ce liquide – qui s’échappe. Cela peut devenir particulièrement effrayant. Nous sommes nombreuses à souffrir d’hématophobie et cela n’est pas anodin. De quoi avons-nous peur ? De la Vie qui s’enfuit, et de la mort en sourdine…

Notre sang circule en deux temps, distincts l’un de l’autre. Ces deux sangs différents, nous les nommons “sang artériel” et “sang veineux”.

Le sang artériel, au rythme binaire

Le sang artériel nous relie à la terre, aux racines, il circule sur un rythme binaire. Le cœur propulse le sang oxygéné dans les artères pour nourrir tout notre corps jusqu’aux zones d’isotonie, où ont lieu les échanges gazeux.

Son rythme binaire, que nous pouvons ressentir – le cœur qui bat, “bam bam” – nous permet d’entrer dans une danse terrienne. Type africaine, cette danse est très ancrée, solide, avec des pieds qui frappent. Quand nous dansons avec le sang artériel, nous sentons vibrer le sang à l’intérieur qui nous réchauffe et nous rend joyeuse.

Le sang veineux, au rythme ternaire

Le sang veineux, quant à lui, est plus lourd. Les veines ramènent le sang chargé de gaz carbonique sur un rythme plus lent. Il est chargé de ce qui doit sortir du corps, c’est le service de nettoyage.

Son rythme ternaire, nous permet d’entrer dans une danse légère, aérienne. Type valse, cette danse nous fait rebondir vers le ciel, comme pour nous alléger.

Le sang menstruel, cycle de Vie/Mort/Vie

Chaque mois, une grande majorité des personnes possédant un utérus saigne. Quand le sang coule entre nos cuisses, nous faisons face à une “petite mort”. Oui, cette fois la Vie n’a pas réussi à s’implanter à nous… Mais il est intéressant de regarder ce phénomène d’un point de vue énergétique. Que se passe-t-il à ce moment-là ?

Comme le sang veineux, ce sang menstruel est chargé de ce qui doit mourir pour laisser ensuite place à une renaissance. C’est un cycle : notre utérus se vide, il fait de la place pour les nouveaux projets à venir. Ce sang qui sort est chargé, et nous pouvons conscientiser ce qui part avec lui. “Qu’est-ce que j’ai compris ou vécu ces dernières semaines, que je dois laisser partir ? Qu’est-ce qui doit mourir ?

Les jours qui suivent la fin des menstruations, notre organe se gorge à nouveau de sang neuf, frais. Avec lequel il construit un nid douillé – l’endomètre – pour permettre à son nouveau projet de s’épanouir et d’être en sécurité. Ce sang-là est porteur de Vie, de créativité, d’élan. Si mécaniquement il s’agit d’une vie biologique, symboliquement nous pouvons en profiter pour donner la vie à une idée naissante. Tout cela grâce à notre sang !

Nous pouvons nous demander : qui du cœur ou du sang est arrivé en premier ? Tous deux sont au service de la vie, physique, émotionnelle et énergétique. Apprendre à écouter le cœur et à ressentir le sang nous permet de guérir, et de manifester nos envies profondes.

Et vous, êtes-vous à l’écoute de votre coeur ?
Que ressentez-vous quand vous prenez ce temps pour vous ?

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