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Comment changer ses habitudes

Nombreuses sont les personnes qui vivent leur vie par habitude, sans avoir aucune idée de la direction à lui donner. C’est la vie qui les mène, et non l’inverse. Elles reproduisent machinalement la façon dont leurs parents et leurs grands-parents vivaient, et passent ainsi à côté de leur propre vie. Souvent, elles s’en rendent compte lors de moments d’éclaircie, mais ne parviennent pas à sortir du schéma. Elles ont besoin d’apprendre à changer leurs habitudes.

Reconnaître son mode automatique

La manière dont nous menons notre quotidien résulte à 95% d’habitudes acquises. Il s’agit de quasiment tout ce que nous faisons, ressentons, pensons… Nous ne nous en rendons pas compte, nous sommes comme une machine bien huilée pour un quotidien rodé.

Durant toute la phase de notre enfance et de notre adolescence, nous avons acquis une série de réactions conditionnées. Elles nous permettent de réagir automatiquement, sans réfléchir et sans remettre en question ce qui se passe à un instant T.

C’est tout à fait normal, et cela a des avantages certains. Ainsi, nous pouvons rester saine d’esprit en gérant les affaires courantes de notre quotidien. Imaginons que ce mode automatique n’existe pas… Ce serait la panique à chaque seconde : quel choix dois-je faire, quel geste, comment, pourquoi ? Nous ne pourrions pas survivre.

Notre mode automatique nous permet de manier toutes ces affaires en arrière-plan, pour que nous puissions penser à d’autres choses, plus créatives et enrichissantes. Les habitudes ont donc du bon, tant qu’elles restent positives !

Pour changer ses habitudes, transgresser le pilotage automatique

La principale difficulté imposée par ce mode automatique est la difficulté que nous avons à en sortir. Qu’il s’agisse d’habitudes prises pendant l’enfance – qui fonctionnent comme des loyautés familiales – ou plus tard selon nos propres expériences de vie, il est difficile de s’en défaire.

Certaines habitudes sont venues répondre à des insécurités causées par des situations données, des traumatismes, des besoins ou des peurs. Elles ont pu être utiles à un moment donné, mais à présent qu’elles nous entravent, nous n’arrivons pas à vivre sans elles, autrement.

Alors nous traversons notre vie tels des automates, sans faire un pas de côté, tout en ressentant, parfois, que ça n’a pas de sens. Nous rêvons et fantasmons, d’être comme celui-ci ou celle-là, sans remettre en question nos systèmes de fonctionnement.

Quand nos habitudes deviennent des entraves négatives

Ces habitudes positives changent alors de camp et deviennent des barrières. Elles ne sont plus adaptées à notre vie actuelle car nous avons évolué. Il faut apprendre à s’en défaire. Changer ses habitudes, c’est accepter d’aller vers l’inconnu et de sortir de sa zone de confort.

Cela concerne d’autant plus nos habitudes purement négatives, d’auto-sabotage ou d’auto-destruction. Nous en avons toutes, une ou plusieurs, conscientes ou inconscientes. Il peut s’agir de la façon dont nous mangeons, dont nous prenons soin de notre corps et de notre esprit.

Certaines personnes ont un penchant pour l’alcool, le sucre, la cigarette. D’autres n’ont pas acquis la discipline pour pratiquer une activité physique régulière ou pour sortir prendre l’air un peu chaque jour. À chacun ses démons.

Nous ne pouvons pas changer – de forme, d’apparence, d’état d’esprit, de quotidien, de relations… – si nous ne mettons pas en place de bonnes habitudes qui vont dans le sens de votre destination. Mais encore faut-il connaître cette destination, et se poser les bonnes questions.

Connaître ses propres valeurs hautes

Majoritairement, lorsque nous souhaitons changer, nous nous appuyons sur l’exemple d’une autre personne. Une personne qui nous donne l’impression de réussir sa vie, qui semble vivre un quotidien idyllique et en être heureuse. Nous essayons de faire comme elle et ça ne fonctionne pas. C’est toujours l’échec. Pourquoi ?

Parce que les habitudes mises en place par cette personne fonctionnent pour elle. Elle les a instaurées selon ses valeurs hautes, personnelles et uniques. Elle ne les pratique pas pour faire comme les autres. Il y a pour elle un véritable attrait dans ses actions quotidiennes.

Plutôt que de tenter de copier la réussite d’une autre, demandons-nous qu’elles sont nos propres valeurs hautes. Qu’est-ce qui est important pour nous ? Est-ce l’argent, la santé, le couple, l’épanouissement personnel, le don de soi, la créativité… ?

Si nous ne remplissons pas notre journée par des valeurs hautes, elle sera remplie par des valeurs moyennes ou basses. Alors, nous nous sentons vides et cela laisse de l’espace à la peur, aux doutes et aux croyances limitantes.

Mettre en place des routines constructives

Les étapes pour réussir à changer ses habitudes

La première étape réside en l’acceptation d’inconfort. Changer une habitude, quelle qu’elle soit, provoque nécessairement un moment d’inconfort. Au commencement, il faut se contraindre à y penser, à se retenir, à dégager du temps. C’est un effort, un travail. Une discipline sur le long terme.
Il s’agit ensuite de prendre ses responsabilités, et d’accepter l’idée que nous pouvons changer d’état d’esprit ou d’avis sur un thème donné. Par exemple, si nous souhaitons gagner plus d’argent mais que nous continuons de penser que les personnes riches sont hautaines, cela ne peut pas aller. Gagner plus d’argent, c’est devenir plus riche. Cela ne va pas de paire avec “devenir hautaine”.

Enfin, nous devons être convaincue de notre action. C’est nécessaire pour ne pas sans cesse remettre à plus tard. Lorsque nous pensons que “de toute manière, ça ne changera rien”, interrogeons-nous sur l’auto-saboteur qui parle au fond de soi. Que se cache-t-il là-dessous ?

21 jours pour instaurer une nouvelle habitude ?

En psychologie, il est estimé que notre cerveau a besoin d’environ trois semaines de mise en place pour qu’une action devienne habituelle et ne nous demande plus d’effort pour l’exécuter. Passé ce délai, l’action est intégrée dans notre pilotage automatique.

Et oui, avec du travail et de la constance, nous pouvons modeler notre mode automatique à notre convenance ! C’est un processus admirable que nous pouvons chérir et qui nous permet d’évoluer sans cesse, d’avancer sereinement vers nos objectifs personnels.

Si cette durée varie selon les individus et les habitudes à mettre en place, elle est une bonne piste pour y parvenir. Nous parlons cependant ici de 21 jours d’application consécutifs pour ancrer la pratique dans notre quotidien.

Trois semaines, c’est également un temps qui rassure. Ce n’est pas trop long et nous pouvons l’envisager facilement dans l’effort de départ. 21 jours, ça passe très vite, n’est-ce pas ?

Pour changer ses habitudes, la recette parfaite n’existe pas

Dans ce travail personnel, il n’y a pas de modélisation idéale. Ce sont nos recettes à nous qui comptent. Ne nous contraignons pas à nous lever plus tôt tous les jours si cela ne fait pas partie de notre rythme biologique propre. Trouvons une façon de le faire à notre façon.

Nous avons toutes un corps, un mental, un rythme de vie différents. Ce qui fonctionne pour l’une ne fonctionnera pas pour l’autre, et c’est normal. Écoutons-nous. Parfois, cela peut prendre du temps, il faut essayer plusieurs fois sous plusieurs formes différentes.

Ne nous fustigeons pas s’il y a des ratés. Les femmes ont une nature cyclique. Cette nature est une alliée que notre énergie suit, fluctuante, comme dans une danse. Certains jours, nous n’avons pas l’espace pour une pratique. Ce n’est pas grave. Gardons en tête qu’une fois que l’habitude est ancrée, nous la pratiquons quand l’énergie est au rendez-vous.

Mettre en place des habitudes saines dans le quotidien est l’une des meilleures façons d’aller vers la personne que nous souhaitons être. Il suffit d’y aller pas à pas, une habitude après l’autre. Et bientôt, notre vie s’en trouvera transformée. Et vous, y êtes-vous parvenue ? Quels en sont les effets ?

2 Comments

  • claudette
    Publié 6 mars 2021 à 10 h 41 min

    Bonjour Patricia, un petit témoignage qui permet l’observation et la présence de l’auto sabotage quasi permanent, le reconnaitre et l’accepter . En effet, En mars dernier, je participais journalièrement aux séances de danse et sens proposées. Puis abandon de ces pratiques. Lancement de projets, puis abandon, car énorme blocage financier. Initiatives puis abandon. Ce système construit depuis toujours, m’empêche d’être ce que je suis. Effectivement, c’est pas à pas, que je peux déconstruire pour avancer. Merci pour cet article qui résonne, d’ailleurs comme tous ces articles, posés avec bienveillance.

    • Articles de l'auteur
      DanseetSens
      Publié 10 mars 2021 à 11 h 59 min

      Merci à toi Claudette, pour ce témoignage !

      Oui, l’auto-saboteur en soi est parfois difficile à chasser. L’accepter est la première étape pour pouvoir ensuite en comprendre les mécanismes et les racines. Il n’y a pas de fatalité !
      C’est intéressant d’évoquer les blocages financiers. Que se cache-t-il derrière cette thématique de l’argent, pour toi ?

      Nous pouvons en parler si tu le souhaites.

      À bientôt, et encore merci pour ce retour précieux.

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