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Notre bassin, gardien de nos émotions et de notre capacité à créer

Au cœur de notre bassin réside tout un monde intérieur, fait d’eaux, d’émotions et de créativité. Partons à la découverte de cet univers riche et essentiel, cette enceinte de notre être.

Le bassin, cet ensemble qui nous abrite et nous contient

Le bassin est ce qu’il y a de plus solide dans notre corps : c’est un ensemble d’os et de tissus qui forme une grande coupole à l’intérieur de laquelle sont contenus et protégés certains de nos organes : les intestins, la vessie, l’utérus.

Notre bassin conditionne notre posture, mais aussi notre liberté de mouvement, voire l’ampleur de notre respiration. Il est notre base, notre socle. Notre centre. Il relie le haut et le bas de notre corps, c’est à partir de lui que nous érigeons notre colonne vertébrale.

En son sein, il abrite aussi nos eaux et nombre de nos émotions. Nous pouvons l’imaginer comme le rempart de notre forteresse intérieure, le seul capable de protéger ce que nous créons, de garder en sécurité la vie fragile qui peut se déployer en nous.

Grand bassin, gardien de nos eaux intérieures

Lorsque nous mettons au monde un enfant, nous commençons par perdre les eaux. Les nourrissons sont comme les créatures marines au fond de l’océan. Sur Terre, la vie est apparue dans l’eau, et nous reproduisons magiquement cela dans notre bassin.

Quand nous n’accueillons pas d’enfant au creux de nous, nous nous gorgeons tout de même d’eau et nous nous essorons naturellement à chaque commencement de cycle menstruel. Si nous n’avons pas ou plus d’utérus, ce principe énergétique subsiste tout de même.

L’eau entre et sort de notre corps. Entre ces deux moments, elle circule à l’intérieur de nous, elle vient nous nettoyer et nous apporter ses bienfaits. Les hommes ont, eux aussi, de l’eau qui coule dans leur ventre et entre leurs hanches.

Entre nos hanches sont accueillies nos émotions

Dans le mot “émotion”, nous retrouvons “motion” dérivé du latin “motio”. Il s’agit de l’action de se mouvoir, de se mettre en mouvement. Puis nous retrouvons ce “e” qui le précède. Ce “e” qui nous indique que les émotions sont comme l’eau, et que l’eau est porteuse de nos émotions.

Nos eaux intérieures ont besoin de mouvement pour rester pures, fluides, vivifiantes. Que se passe-t-il quand l’eau stagne trop longtemps ? Elle croupit et se tarit. Il en est de même pour nos émotions.

Quand elles cessent de se mouvoir à l’intérieur de notre corps, elles croupissent elles aussi et se cristallisent. Nous l’avons toutes vécu, nous connaissons toutes ces douleurs qui nous handicapent au quotidien sans qu’elles aient de fondement médical.

Faisons danser notre bassin pour fluidifier nos eaux

Il n’est pas rare que notre bassin deviennent le réceptacle de ces douleurs. C’est en son antre que nos eaux, imprégnées de ce qui nous traverse, terminent leur cours. Nous pouvons envisager notre corps comme une rivière, plein de flux et de reflux, d’amonts et d’avals.

Une fois le voyage terminé, l’eau transportée jusqu’au bout, qui charrie les petits débris qu’elle a délogés ça et là, a besoin de se mouvoir encore pour accomplir son travail et purifier nos corps physiques et énergétiques.

Sans quoi, nos débris vont s’amonceler au creux de notre bassin. Le petit tas deviendra rapidement un barrage et nos eaux ne pourront plus du tout circuler. Cela peut causer une certaine rigidité qui bloquera notre liberté de mouvement, et créera des douleurs.

Pour y remédier, veillons à garder un bassin souple, et balançons régulièrement nos hanches sur le rythme de notre chanson préférée. Plus nous rendrons notre bassin fluide, comme un bol qu’on ferait tourner pour créer un vortex avec l’eau qui porte, plus nous libérerons nos émotions enfouies et cristallisées.

Capacité à créer et enfanter

Notre bassin, réceptacle de la vie et de notre créativité

Les barrages émotionnels sont souvent le résultat de douleurs menstruelles ou d’affections à la fertilité. Comment pouvons-nous créer si la mer qui accueillera nos projets est asséchée ou polluée ? La vie ne pourra pas s’y déployer.

Énergétiquement, notre élan créateur et notre feu sacré prennent racine dans nos entrailles. Notre bassin est le lieu de tous les possibles, l’écosystème au sein duquel tout peut prendre forme. Il symbolise notre lieu de pouvoir.

Dans un réflexe archaïque, nos hanches ont tendance à se crisper et à se fermer sur elles-mêmes quand nous subissons du stress, de l’angoisse, des tensions. Nous avons pourtant besoin d’espace pour créer. Un espace suffisant à l’intérieur comme à l’extérieur.

Notre capacité à devenir mère et à enfanter

Pour qu’un enfant ou un projet puisse se développer et voir le jour, nous devons lui offrir de la place. Nous devons accepter de devenir sa mère avec tout ce que cela implique. Nous ne parlons pas ici du concept d’instinct maternel, pour le moins discutable.

Notre capacité à devenir mère ne réside pas en la croyance que nous saurons faire ce qu’il faut, d’une façon innée, quand la situation se présentera. On ne naît pas mère, on le devient. Cela s’apprend de porter un enfant, comme cela s’apprend de porter un projet et de mener une idée jusqu’à son accomplissement dans la matière.

Pour devenir le parent de quelqu’un ou de quelque chose, il faut d’abord développer une certaine capacité de don de soi. Nous devrons donner du temps, de l’énergie, de l’espace. Il ne s’agit pas non plus de se sacrifier, mais d’avoir conscience de tout ce dont a besoin un si beau projet pour fleurir et s’épanouir.

Se lancer dans l’aventure de la naissance en conscience

Avant de nous lancer tête baissée dans un projet, prenons un temps de réflexion. Demandons-nous pourquoi nous souhaitons donner la vie à cette idée ? Demandons-nous si nous avons toutes les ressources pour la porter jusqu’à son terme.

Si ce n’est pas le cas, nous pouvons déjà commencer par acquérir les ressources qui nous manquent. Faute de quoi, il est possible que le projet avorte, malgré toute notre bonne volonté.

Il est normal qu’au cours de notre vie, nous vivions des fausses couches. Dans le monde, environ une grossesse sur quatre se termine malheureusement ainsi. Il en va de même pour les idées, pour nos embryons de projets. Ce n’est la faute de personne.

Parfois la vie prend, et parfois elle ne prend pas. Souhaiter devenir le parent d’un enfant ou d’un projet, c’est aussi se frotter à cette réalité. C’est s’imprégner de cette sagesse-là et savourer le déploiement de la vie quand il survient.

Exercice de visualisation pour redonner vie à notre bassin

Pour expérimenter la circulation de nos eaux intérieures et tous ses bienfaits, nous pouvons pratiquer chaque jour pendant quelques minutes cet exercice de visualisation :

Asseyons-nous en tailleur face à un mur. Nous allons coucher notre buste sur le sol, et déposer nos jambes contre le mur. Dans cette position, les jambes surélevées, notre bassin se trouve environ à 30 centimètres du mur. Si c’est douloureux, nous pouvons reculer jusqu’à trouver le confort.

Déposons nos bras au sol, les mains tournées vers le ciel. Fermons les yeux, et prenons quelques minutes pour nous déposer au sol. Notre bassin, notre buste, notre tête s’enfoncent et coulent dans le sol. Nous sommes lourde, détendue. Contre le mur, nos talons s’enfoncent également.

Imaginons maintenant qu’au sommet de nos pieds conflue une superbe cascade. L’eau est vive, fraîche, elle jaillit et ruisselle le long de nos jambes pour retomber dans notre bassin. Il se remplit et se gargarise de cette eau qui tombe et tombe encore.

Le liquide plein de vie nettoie et vide notre ventre. Il n’y a plus que de l’eau. Transparente, bleu azur. Les courants, en surface et en profondeur, font tourner et danser l’eau entre nos hanches. Imaginons cela autant de temps qu’il le faut et laissons sortir les émotions si certaines remontent à la surface…

Vous pouvez rouvrir les yeux, et prendre le temps de vous relever. Écrivez ce qui a besoin d’être écrit dans votre carnet de pratique. Comment allez-vous ? Que s’est-il passé ?

2 Comments

  • Christine Rolland
    Publié 3 juillet 2021 à 17 h 21 min

    Je vous lis avec grand plaisir.
    Merci

    • Articles de l'auteur
      DanseetSens
      Publié 8 juillet 2021 à 15 h 00 min

      Merci beaucoup Christine, pour cet agréable retour.
      J’espère que vous continuerez à me lire avec plaisir encore longtemps :).

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