Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

L’ancrage : s’enraciner pour mieux vivre l’instant présent

S’il est un élément à travailler lorsqu’on amorce une reconnexion à son corps, à soi, c’est l’ancrage. S’enraciner, c’est retrouver de la stabilité. C’est revenir aux bases, renouer avec ce qui fait les fondations de notre existence physique et mentale. C’est prendre appui et mieux se déployer.

Hors l’ancrage reste souvent un concept flou bien qu’à la mode, il peut être difficile de lui donner corps et de l’expérimenter. Si vous avez tendance à rester dans votre tête – voire de flotter au dessus ou à côté de votre corps – un retour à la Terre conscient et travaillé sera une première étape de qualité.

Les bienfaits de l’ancrage

Avoir les deux pieds sur terre ne signifie pas être “terre-à-terre”, bien que les personnes de cette qualité soient naturellement prédisposées à être ancrées. Tout est une question d’équilibre. L’ancrage est essentiel pour chacune d’entre nous, mais il apporte une certaine quiétude à celles qui ont tendance à avoir la tête dans les nuages, trop “dans le mental” ou qui lâchent prise avec difficulté.

Un bon enracinement permet de :

  • Guérir ses angoisses, calmer ses pensées, lâcher prise
  • Récupérer son énergie, soulager les maux de tête ou les migraines
  • Accepter son corps tout comme le reste de sa vie, dont on se sent plus responsable
  • Faire face aux difficultés de la vie avec plus d’aplomb et de solidité, accepter de s’incarner

Nous, mammifères terrestres, nées sur la terre et nous mouvant sur elle depuis notre naissance, avons tendance à ne pas nous soucier d’elle tant sa présence nous est familière et intrinsèque. Elle est forcément là, sous nos pieds, sous les roues de la voiture, sous la maison et sous le lit. Là, quelque part sous les couches, la terre nous sent.

On la retrouve partout, mais il arrive que passant plusieurs semaines isolées d’elle, nous ayons le désir soudain d’aller courir pieds-nus dehors, ou d’enfoncer les mains dans l’humus meuble du jardin. La terre devient alors un refuge, à son contact nous pouvons nous calmer, nous déposer et nous ressourcer. Quelque chose se passe. Dans son odeur, sa texture, sa couleur, sa température… Vient toujours un apaisement.

Se relier à la Terre-Mère

Dans les 4 éléments (eau, terre, feu, air), la terre est un élément dit “passif”, yin, féminin. Elle est aussi la Terre-Mère, la Pachamama, cette femme ronde, souriante et bien en chair qui nourrit ses enfants et leur apporte tout ce dont ils ont besoin. Sa fonction maternelle et nourricière en fait un symbole de fécondité. C’est en son sein que les graines s’épanouissent et que les plantes croissent. Au rythme des saisons, la terre sait accueillir les semences et recevoir ce qui meurt pour le transformer à nouveau en ce qui vit. La terre sait offrir l’abondance, et s’offrir elle-même.

Si nous nous penchons sur l’exemple des plantes, nous voyons qu’elles ont besoin que leurs racines plongent profondément en terre pour que leur assise soit suffisante à leur bon  déploiement aérien. Sans cet ancrage solide, elles sont à la merci des vents violents, des pluies torrentielles, et des mammifères qui les écrasent ou les arrachent. Plus leurs racines s’ancrent profondément, plus elle sont à même de pousser. Ainsi, nos amis les arbres ont toujours un système racinaire au moins aussi imposant que ce qu’ils déploient en surface… 

Il en est de même pour nous, humaines, et c’est en cela que notre enracinement est essentiel. Nous ne pouvons pas aller de l’avant, ni nous investir dans l’avenir sans être liées solidement à la Terre, sans avoir déployé nos racines et conscientiser ce qu’elles représentent et de quoi elles sont faites. Nous ne pouvons pas concrétiser, matérialiser nos pensées si nous ne descendons jamais dans notre corps. Et nous ne pouvons pas vivre l’instant présent si rien ne nous y rattache…

Vivre l’instant présent, être en pleine conscience

Lorsque nous travaillons notre ancrage, nous nous évertuons à faire descendre l’énergie de la tête aux pieds. S’ancrer, c’est sortir du mental, revenir à l’écoute de nos sensations corporelles. Nous quittons nos rêveries et notre imagination pour revenir dans le monde terrestre, dans la matière. Nous sommes pleinement présentes, ici et maintenant, et cela nous permet de matérialiser nos pensées. A quoi sert-il de fantasmer une vie plus en adéquation avec ce que nous sommes vraiment, un monde plus beau, si c’est pour ne jamais ramener cette énergie et ces intentions dans la matière ?

Pour y parvenir, posons-nous les bonnes questions

  • Au cours de ma vie, quand me suis-je sentie la plus ancré.e, la plus présente sur cette Terre ?
  • Quand est-ce que je le suis vraiment dans mon quotidien ?
  • Ai-je tendance à avoir la tête dans les nuages, le mental à fond, le contrôle sur tout ?

Être enracinée profondément nous offre la possibilité de créer et de faire de notre quotidien une plage de satisfaction. Dans quel monde vivrions-nous si nous pouvions déployer en conscience nos racines ? Décidons de l’entrevoir ensemble !

S’exercer à un meilleur ancrage

Le massage : le simple fait de se (faire) masser permet de reposer la conscience dans notre corps, et ramène notre attention à nos sensations physiques. Le massage nous délimite. Il détend les muscles, la peau, les nerfs tout en redynamisant l’ensemble du corps. On peut parfaitement se masser soi-même, c’est un très bel outil de connaissance de soi à utiliser au quotidien. Oui, vous avez bien lu : au quotidien ! Il n’est pas interdit de prendre soin de soi chaque jour de cette façon. Vous le méritez.

Déplacer la conscience au niveau des pieds quelques minutes par jour : on pose les plantes de pieds sur le sol, on ferme les yeux et on se concentre. Quelles parties sont en contact avec le sol ? Quelles parties restent aériennes ? On porte la conscience sur chaque orteil, puis sur la balle de chacun, sur le côté, sur le talon, le dessus du pied… Est-ce que ça chatouille ? Est-ce que c’est engourdi ? Sur quel pied je m’appuie le plus ? Sur quelle partie du pied je porte le plus de poids ? L’exercice peut continuer avec la visualisation de racines qui sortent des pieds à chaque expiration. Un souffle après l’autre, elles s’enfoncent. A l’inspiration – à l’instar de celles des plantes – nos racines font remonter nutriments et énergie dans tout le corps.

Toutes les activités pour lesquelles le corps est acteur vont permettre l’enracinement : une activité sportive comme la course ou la marche va décupler notre capacité à déplacer la conscience dans les pieds, les jambes. Le yoga, la danse, le Taï Chi et les différents types de gymnastique douce sont également d’excellents moyens de s’ancrer.

Etre en contact avec la nature, en lien à notre monde, dans la matière, est certainement la manière la plus puissante d’accéder à notre plein potentiel. Faire ce que nous souhaitons faire sans tergiverser, marcher en forêt en déployant tous nos sens vers elle, nous connecter à tous les êtres que nous rencontrons, ce sont des expériences simples et faciles à mettre en place au quotidien. “La prochaine fois que je cuisine, je place mon attention dans mes mains et dans les aliments que je prépare, sans source de distraction.”

Au réveil, se mettre debout et à se tenir droite :  dans un premier temps, les bras sont placés le long du corps et les pieds bien posés au sol et parallèles aux hanches. On balance simplement les bras d’avant en arrière, en gardant bien l’équilibre. Dès que les muscles des épaules sont bien éveillés et détendus, on peut s’arrêter. Le haut du corps est tonifié, le bas du corps est bien ancré !

Commentez

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Donec id, Aliquam commodo efficitur. ut Phasellus elit. facilisis tristique